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Une maison pour femmes battues et mamans solos à Anderlecht

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1999-2020 le PCS Goujons a 20 ans

Fin 1999, à la suite d’une série d’incendies volontaires dans les couloirs de l’immeuble des Goujons, le secrétariat d’État au Logement initia la mise en place du premier Projet de Cohésion Sociale aux Goujons. Dans la foulée, d’autres PCS suivront et seront pilotés par la SLRB.

L’objet social du PCS Goujons
Partant de des plaintes des habitants, nous avons commencé le travail avec les locataires et un Foyer Anderlechtois qui devait alors collaborer à un dispositif établi par la Région. « Améliorer les relations de bon voisinage des locataires, entre eux d’abord et avec la société de logement ensuite, et permettre une meilleure intégration des logements sociaux et de leurs habitants dans le quartier, ce sont les objectifs des projets de cohésion sociale, mis en place par la Région suite aux difficultés rencontrées dans les immeubles sociaux de la rue des Goujons à Anderlecht », pouvait-on lire dans « Le Soir » d’avril 2000.

Le constat du malaise
L’ULAC partage le constat du délabrement des lieux avec les habitants et la Région, mais va plus loin : c’est la conception même du bâtiment qui est source de tensions. La cohabitation sur un espace aussi restreint de plus de 380 ménages, dans des logements mal insonorisés, ne peut que poser problème.

Le problème des inégalités
Au niveau du PCS Goujons, au fil des années, les travailleurs remarquent surtout combien les personnes vivant dans des conditions plus que difficiles parviennent à s’adapter. Par contre, les problèmes liés à la pauvreté, aux mauvaises conditions d’habitat et aux renforcement des inégalités sociales subsistent et se renforcent. Pour nous, c’est la pauvreté des politiques sociales qui pose problème : un service public réduit à une politique tarifaire et une organisation calquée sur le fonctionnement des entreprises privées (externalisation des services techniques, licenciement des femmes de ménages, etc.). Comment compenser ce manque ?

Le lien social comme solution aux problèmes sociaux ?
L’ULAC a donc privilégié la création de services pour améliorer la qualité de vie des habitants.
En plus d’un lavoir social, d’un service d’aides ménagères et de la constitution d’une équipe d’ouvriers « réparateurs des logements » et des communs, les actions mises en place au sein du PCS prévoient des activités de convivialité : sorties intergénérationnelles, fête annuelle de quartier, sorties culturelles pour les enfants, cours de français, école des devoirs. Plus récemment, un cyber-café propose un accès à du matériel informatique et des formations pour réduire la fracture numérique.

Le PCS porteur de la parole des habitants-locataires
Par ailleurs, les habitants ne sont pas égaux en termes de capacité à convaincre, à revendiquer, à s’exprimer en public ou par écrit. Compenser ces conditions d’inégalité entre ces différentes paroles, notamment par l’apport d’informations pertinentes et par un travail informel, pour entrer en relation avec les populations les moins à l’aise avec l’expression collective, est l’une des missions que veut continuer à remplir le PCS.

L’avenir, « un chantier »
Des travaux de rénovation de la façade d’une ampleur considérable sont planifiés pour les prochaines années et rendent la vie aux Goujons encore plus difficile. Espérons que l’on n’entendra plus parler de chance d’avoir un logement alors que bon nombre de familles n’ont tout simplement pas d’autre choix que d’habiter là et de « vivre ensemble ».

Des voix s’élèveront pour rendre compte de difficultés. Ces paroles, nous tenterons de les amplifier, pour que les projets à venir participent encore à l’amélioration de la vie aux Goujons et au droit à un logement de qualité pour tous.

(1)DUPREZ, MARTINE, « Le bon voisinage des locataires sociaux. Projets de cohésion sociale financés par la Région, Le Soir, 04/04/2000.

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